REX du DevFest Nantes 2021

24.11.2021
Les 21 et 22 octobre derniers, s’est tenu le DevFest 2021 à la cité des congrès de Nantes. Retour sur ce grand rendez-vous des développeurs et sur une édition particulièrement réussie, rassemblant plus de 2000 visiteurs venus assister aux 69 sessions, présentées par 92 speakers.
Dev
La scène du DevFest Nantes, à la Cité des Congrès

Une neuvième édition du DevFest Nantes placée sous le signe du « Street Art », donnant beaucoup d'imagination aux différents stands présents. De notre côté, c'est du côté du basketball que nous sommes allés chercher l'inspiration en créant un véritable playground sur lequel sont venus s'affronter des centaines de visiteurs afin de tenter de remporter notre grand jeu concours « Shoot & Score » !


Une formidable occasion pour nos équipes de représenter l'agence de Nantes. Au total, 17 collaborateurs de Néo-Soft ont pu se rendre sur place pour porter hauts et forts nos couleurs et assister aux nombreuses conférences.


C'est le cas de Christian, Yann et Félix, qui ont décidé de vous partager leurs retours sur les conférences qui les ont marqués lors de cette nouvelle édition du DevFest Nantes 2021.


Pour démarrer une keynote amusante pour rappeler que le DevFest a 10 ans et la présentation d'Annabelle Koster, nouvelle présidente de GDG Nantes (Google Developers Groups) association organisatrice de l'événement.


Nous enchaînons avec Antonin Fourneau, artiste, « bidouilleur » et créateur notamment de jeux mélangeant du réel (on touche, on éclaire, on chante…) avec des interactions autour du son, de la lumière, des interrupteurs par le contact tactile (éponges, écran LED, etc.) 

Fondateur du collectif Eniarof, ce projet consiste à organiser des fêtes foraines éphémères associant une multitude de formes de créations interactives. Une bonne manière d'introduire l'art et la technologie en ouverture de ce DevFest.

Component Driven Development

Debbie O’Brien est une écossaise travaillant pour Bit en tant que « Head Developer Advocate ». Riche d'une dizaine d’années d’expérience dans le développement Front-end, c’est aussi une conférencière, blogueuse, youtubeuse, twitcheuse... passionnée, passionnante et inspirante.

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Elle débute sa conférence en rappelant pourquoi, sur de nombreux points, le Front-end est en retard sur le Back-end et combien il peut être pénible pour ses développeurs.


Selon elle, la problématique est de dépasser le programme monolithique. Dans une démarche où le Back-end est assuré en microservices, le Front-end est mis en place en composants. Chaque composant est indépendant, a son cycle de version, géré et documenté par une équipe dédiée.


Elle poursuit en nous présentant différentes solutions envisageables (ex : one team = one feature = one repo) qui permettraient du versioning, des releases indépendantes, du meilleur tooling, etc.

Elle nous présente donc Bit, solution open source parfaitement adaptée pour les composants dû à sa compatibilité avec de nombreuses technos telles que React, Vue, Angular, CSS... 


Pour illustrer simplement par le code, nous importons un composant en précisant l'emplacement précis du repo correspondant : « import Button from UnFounisseur/UnPackage », nous pouvons donc utiliser les composants de nombreux fournisseurs. Une solution très prometteuse pour le développement web et qui devrait être étoffée dans les prochains mois/années, comme annoncé par Debbie O'Brien.

Sensibilisation au numérique responsable

Accompagné de Jérome Lucas, Ronan Robe, co-fondateur de Digital4Better, expert en delivery de projets digitaux et membre du collectif Nantes Numérique Responsable, sont venus nous sensibiliser à ce dernier.

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Un format original invitant le public à participer à travers des sondages et jeux de questions-réponses qui mettent en lumière un décalage entre l'opinion de l'auditoire et la réalité. L'occasion pour ces deux speakers de rebondir sur chacune des parties.


Ils commencent par nous rappeler certains chiffres sur les émissions carbones liées à notre secteur.

L'énergie consommée globalement par le numérique provient à 50% des terminaux et uniquement 20% des data centers. La fabrication étant responsable de la majorité de la pollution.


Ils profitent également de cette conférence pour partager un certain nombre de pistes visant à réduire les émissions carbones du numérique :

  • Adapter une politique d'achat responsable : se diriger vers le reconditionné
  • Réaliser de l'éco-conception en se demandant : est-ce utile ? utilisable ? utilisé ?
  • Garantir la simplicité avant le design : certains prônent le LowTech par exemple
  • Définir ensemble la plage de terminaux compatibles
  • Réfléchir à la balance entre optimisation et coût environnemental de la conception
  • Passer d'un serveur physique à un serveur virtuel : cela permet de diviser par 7 son empreinte carbone
  • Adapter la qualité du contenu aux terminaux
  • Utiliser les polices d'écriture système
  • Éviter les animations consommatrices qui ne fonctionnent par sur les vieux terminaux
  • Supprimer les anciens contenus

Don't miss the Deno Train

Promoteur principal des développeurs chez ‹div›RIOTS, créateurs de Backlight, un IDE de conception de systèmes conçu pour les concepteurs et les développeurs, ancien Front-end Dev, passionné de Devtools, M4DZ a fait du Developer eXperience (DX) son sujet de prédilection.

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Toutes les technologies du Web sont sous son radar pour rendre les choses toujours plus simples. Sa devise : « Les développeurs sont des utilisateurs comme vous.»

Cette conférence est une visite de l'état de l'art de la technologie : qu'est-ce que Deno exactement ? Comment l'utiliser pour alimenter une API backend pour les PWA ? À quoi s'attendre en terme de révolutions Front-end ?

Un spectacle avec des démos, du code, des cas d'utilisation avancés et des blagues : aucune dépense n'est épargnée !


Une conférence coup de cœur pour nos consultants qui ont pu découvrir le nouveau projet de M4DZ, Deno, une nouvelle technologie basée sur Typescript (même si, de façon cachée, nous compilons nativement en Javascript) pour serveur. Deno est, sur bien des aspects, meilleur que NodeJs. Il a d'ailleurs été créé par les concepteurs de ce dernier.


Le postulat de départ de la présentation est que Javascript sucks comme il l'afficha sur le grand écran : « ce langage à été créé en 10 jours pour manipuler l'arbre DOM. »


Quant à NodeJs, malgré sa simplicité et sa présence partout, il a de gros défauts selon son créateur :

  • Il est monothread
  • C'est un langage dynamique, ce qui crée des problèmes de sécurité et de performance
  • Les promesses sont absentes
  • Il intègre GYP qui est une aberration selon lui (permet d'appeler du code d'autres langages comme du C)
  • Il utilise NOM et package.json pour gérer les dépendances…

Pour combler ces défauts, Deno a été créé en 2017. C'est un outil autonome qui intègre directement de nombreux modules standards. Des tags précis définissent la sécurité (les ports autorisés…). Il fonctionne exclusivement côté serveur, ce qui signifie qu'il n'a pas accès à l'arbre DOM de la page HTML qui l'invoque, mais du HTML lui est transmis en paramètre. Il permet de générer des web components.

À étudier de prêts su vous voulez démarrer un projet avec NodeJs.


Pour aller plus loin, découvrez notre article : Automatiser avec son IDE

Comment l'OpenData peut aider l'agriculture de demain

Steve Houël est Solutions Architect au sein des équipes AWS France. Basé à Nantes, son travail consiste à assister et accompagner les clients français dans l’adoption des solutions basées sur les services AWS avec un focus tout particulier sur le développement d’applications Serverless.

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Ce sujet très intéressant permet de créer une parallèle entre deux concepts qui, de prime à bord, tout oppose.


Dès le début de la conférence, Steve Houël nous prévient que ça ne parlera pas technique, mais uniquement Big Data et agriculture.

Il poursuit sur les fournisseurs actuels de service aux agriculteurs et plus particulièrement les coopératives agricoles, qui, au fur et à mesure du temps, se sont transformées. L'un des vecteurs de cette transformation est bien entendu la data présente sous plusieurs formes : les datas météorologiques, les datas cartographiques, mais aussi et surtout, les données de production, permettant ainsi d'améliorer le rendement du secteur.


Il nous fournit également quelques exemples de transformation des outils de production, comme le tracteur qui devient de plus en plus connecté et plus automatique, à l'image de certaines machines équipées de Netflix par exemple.

Aujourd'hui, tous les systèmes informatiques des agriculteurs sont connectés, camions, tracteurs, usines et pour les grandes coopératives comme aux États-Unis par exemple, la possession de satellites afin de cartographier et améliorer le rendement des champs est déjà une réalité.


Une des premiers problématiques relevée par Steve Houel est le coût de récupération et de traitement des données qui peuvent atteindre plusieurs centaines de Téra.


C'est là que l'Open Data entre en jeu :


L'intérêt est de passer du temps sur le traitement de la donnée plutôt que sur la récupération. Il faut donc prioriser le Cloud afin que le consommateur puisse plus simplement interroger la donnée.

Dans cet optique Steve Houël présente sw3, un service Amazon permettant de consommer de la donnée rapidement et simplement. Il présente également des outils de Machine Learning tels que Rekognition Image, fournisseurs de services permettant de restituer une donnée plus lisible.

AWS propose aussi un registry de données qui regroupe des datas proposées gratuitement par Amazon comme photo satellite par exemple.


Pour le secteur agricole, tous types de données sont disponibles permettant de connaître la météo, la chaleur, la fréquence et le volume des précipitations, la composition des sols amenant une unité appelée « le degré  jour de croissance ». Cette dernière correspond au nombre d'unité de chaleur permettant à la plante de pousser sans que l'agriculteur ait à payer les matières premières nécessaires, c'est à dire l'eau. Cela permet donc aux agriculteurs d'identifier la plante la plus à même de pousser dans la parcelle analysée.


Enfin, une mise en avant de sujets de ce secteur afin d'aller vers une agriculture plus verte :

  • Améliorer l'épandage en permettant de cibler les zones précises, certaines coopératives utilisent déjà ces systèmes aujourd'hui
  • Automatiser la culture des parcelles grâce à l'envoi de machines autopilotées 
  • Régler la problématique de l'irrigation grâce aux prévisions météorologiques (précipitations) afin d'optimiser la consommation d'eau

Développement Zéro Déchet : tips and tricks pour améliorer l'empreinte carbone de vos applications

Un petit clin d'œil à une conférence qui a également beaucoup plu : Cécilia Bossard et Kevin Morin de Code Lutin, accompagnés de Yannick Martel.

Un atelier sur l'éco-conception web, faisant un parallèle pertinent avec les 5R du Zéro Déchet :

  • Refuser ce qui est inutile
  • Réduire le contenu au terminal
  • Réemployer ce qui est dans le cache
  • Recycler les vieux terminaux en garantissant que le site s'affiche bien sur les anciens terminaux
  • Rendre à la terre en diffusant nos connaissances aux autres développeurs


Le plugin web GreenITAnalysis sert à analyser et améliorer un site internet à l'aide de pratiques assez simples :

  • L'utilisation des fonts standards
  • La suppression des widgets superflus (météo, vidéo Youtube)
  • Préciser dans les en-têtes HTML les engines et le cache control
  • Remplacer Google Analytics par Matomo

Pour conclure, deux références afin de se documenter sur le sujet :

  • le site internet GreenIT.fr
  • le livre « Éco-conception web : les 115 bonnes pratiques » de Frédéric Bordage

Bravo et merci

Voilà, cette 9ème édition du DevFest aura donc été une très grande réussite. Des couleurs, du monde, des retrouvailles, des conférences de grande qualité... tout était réuni pour vivre un bel événement.


Bravo à GDG Nantes pour cette organisation, merci à tous les SuperNéo qui ont répondu présents lors de ce DevFest et merci à nos collaborateurs qui vous ont partagé leurs retours d'expériences et leurs coups de cœur.


À l'année prochaine pour un nouveau rendez-vous de développeurs !


Christian, Yann, Félix et Eddy

Crédit photo ©RémyChautard

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